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NAC un cabaret sino voltairien

D 27 février 2016     H 16:14     A Ollivier Moreels     C 0 messages


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"NAC cabaret sino-voltairien" Performances, folklore et cinéma /

Ollivier Moreels vous propose un espace d’expériences sinophiliques dans la salle d’essai du PCP, le samedi 27 février 2016 à 20h30. Venez voir ou faire une performance dans un cadre rouge de 3 par 7m, pendant la durée et en face de la projection du film de Michelangelo Antonioni : Chung Kuo, Cina.

NAC Cabaret sino voltairien par Jean-Louis Vincendeau

Le film de Michelangelo Antonioni « Chung Kuo, Cina » de 1973 est projeté dans la salle d’essai du Pôle de Création Partagée à Saint-Nazaire à partir de 20h30, il déterminera la durée totale de la manifestation. Proposition d’Ollivier Moreels : la soirée commence.

Minghong Chen, femme chinoise vêtue de rouge vient présenter son association franco-chinoise puis le rituel du nouvel an (année du singe) et enfin propose une cérémonie du thé : on peut en boire jusqu’à sept passages.

Un ordinateur et une imprimante travaillent en toute complicité, ils vont produire régulièrement des pages en chinois dont on ne connaît pas l’origine. Le visage qui écrit et la machine qui incorpore de son mieux vont poursuivre leur tâche l’un et l’autre sans émotion visible.

Trois petites filles d’une école de danse locale exécutent une danse du foulard sur une musique traditionnelle ; la particularité est qu’elles évoluent devant un fond rouge éclairé d’une lumière rouge. Malicieuses et décontractées elles « font le job » et continuent leurs jeux sans se préoccuper des nombreux adultes présents.

Jérôme Joy et deux acolytes gonflent des ballons rouges en grande quantité qui jonchent le sol avec la légèreté qu’on leur connaît. Ils participent bien entendu à la confusion festive générale.

Ollivier Moreels fait sa performance de feu d’artifice dans un bocal d’eau ; un cierge magique crépite et juste avant de s’éteindre produit sa « brief candle » c’est-à-dire une lueur très fugace, soit du Shakespeare dans le texte : « Macbeth ». « Brief candle in the dark », puis les ombres sont classées sans suite. Applaudissements.

Pendant ce temps la ville s’endort dans le creux, la ville s’éloigne petit à petit et peut-être que la Chine approche ? Même le fantôme de Banquo a bien failli passer.
Une improvisation à la contrebasse par Sarah Clenet qui vient croiser une musique chinoise très typique pré- enregistrée et qui se mettent subitement à jouer entre elles. Pas de siège fixe, les participants évoluent en toute liberté, chacun s’approprie la soirée à sa façon.

Florelle Pacot s’active à la cuisine pour fabriquer des nems avec Clémence Cortella et Catherine Gaucher. La bière Tsingtao est aussi de rigueur. Peut-être de la buée sur les vitres. Capter des énergies dans les flux qui traversent la salle d’essai qui remplit ici sa fonction à merveille dans son réseau de limites.

La lecture sur fond rouge et fil tendu par Christophe Havard du texte « Nuit (rouge) de Chine » de Jean-Louis Vincendeau amène une touche d’exotisme et d’érotisme. « La jeune fille lui parla des jeux des nuages et de la pluie… »

Les événements s’enchaînent, se chevauchent sans contrainte, tout le monde est en phase et d’accord pour jouer le jeu. Nous étions autre part dans la couleur rouge ; la Chine ça creuse, la nuit, loin, masquée de rouge.

Pendant tout ce temps deux petits robots (animés par les vibrations du son de membranes de haut-parleurs) continuent de dessiner sur une planche blanche une cartographie aléatoire et poétique.

Clémence la discrète avait l’intention de déposer une paire de sandales d’enfant dans un coin de la salle ; elle qui peut rester longtemps immobile sur un banc ne l’a pas fait ce qui est bien relié dans l’esprit de sa non performance.

Elle est revenue pour jouer avec les chinoises et les chinois du film, habillée d’une robe blanche pendant que le film était projeté sur elle. Entrant dans l’image en toute confiance elle se fond et se détache alternativement, rayonnante.

Cette manifestation apparemment improvisée ne s’éclaire que de son propre lieu de pensée. En revanche, les résultats escomptés sont bien là, procédures génériques de vérités nouvelles qui sont intrinsèquement innocentes.

A la fin du film, le mot « Fine » apparaît à l’écran, la soirée se termine donc par un pétard final dans un réceptacle transparent. Des photos de groupe prises par les filles de Minghong Chen au milieu des ballons restants furent la preuve s’il en fût de la bonne ambiance et de la bonne tenue de la soirée.


Voir en ligne : http://omoreels.fr/le-correspondant.htm

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