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Marabout

D 9 avril 2018     H 14:55     A Catherine, Ivane, Lisa, Ollivier Moreels     C 0 messages


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Lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire 2017-2018 / Projet expérimental théâtre et vidéo

En imaginant le protocole avec les enseignants : Catherine Drouet, Ivane Frot, Lisa Paul et les élèves, les règles de jeu du "Marabout" bousculent les notions de point de vue et stimulent les langages, le transport, et les échanges interdisciplinaires. Marabout c’est construire ensemble, un jeu de parcours entre le cinéma et le théâtre, qui peut permettre le transport d’un état à un autre, ce peut-être ceux de la connaissance, de l’appropriation, de la transformation. Les captations d’images et de sons, les écrits, permettent de relater et de témoigner des expériences de créations. Sollicitées par l’envie et le désir de chacun, les restitutions peuvent prendre différentes formes d’écritures. L’ensemble du Marabout, se déplie en fin d’expériences, tel un cadavre exquis, Il a la forme artistique que le déroulement du projet lui a donné : Moteur.

"le cinéma est un transport collectif, au sens affectif" Jean-Luc Godard

La pièce : Moteur (assemblage films + filage + première représentation 9/04/2018)

Le texte de la pièce : pdf

RECHERCHES / PHASE 1 : Le Marabout

Un point de départ pour celui de l’imaginaire : la scène d’un film. Mais quel film ? Un film du patrimoine, de l’histoire du cinéma ou pas, un film connu ou pas, un film qui ne se ferme pas, qui ouvre des portes susceptibles d’inspirer des idées. Une scène qui parle de ce que l’on connaît ou pas, des états que les élèves peuvent avoir déjà vécu, ou ressenti, ou des sensations qu’ils découvriront plus-tard. Le protocole peut-être celui-ci : regarder un extrait de film (1 fois), l’interpréter façon théâtre, la scène est filmée (caméra fixe, un point de vue unique) puis mise en parallèle avec le film.

Le répertoire :

Woody Allen
La rose pourpre du Caire - Scène : le personnage du film projeté, parle au spectateur dans la salle

Gus Van Sant
Elephant – Scènes Elephant in real time

Michel Gondry
The We ad the I La montée dans le bus Scènes tête à tête

Jim Jarmusch
Patterson – Scène Ohio Blue Tip Matches Poem

Jean-Luc Godard
Bande à Part - Scène du métro

Eric Rohmer
Les Amours d’Astrée et de Céladon : Scène 1

Hayao Miyazaki
Mon voisin Totoro – Scène attendre le bus avec Totoro

Septembre à octobre :

"moi et les autres".
En lien avec le film de Gondry "The We ad the I", nous avons associé cette entrée à celle des transports pour ouvrir la porte implicitement à différentes questions : le passage du nous au je, du paraître à l’être, de l’extériorité à l’intériorité, l’exclusion et l’intégration, l’individu dans le collectif... plusieurs exercices théâtraux ont été pensés dans ce sens. Le dernier atelier d’octobre durant lequel les élèves ont fait les premières images, la consigne était liée aussi au croisement entre ces deux entrées (le transport / moi et les autres).

Novembre : démarrage du marabout : :

Présentation du projet et du site internet aux élèves, visionnage des extraits de films. - Quels types de transport sont illustrés par ces scènes ?
- Comment construire une mise en scène ?
- Comment articuler entre-elle les expériences théâtrales issues des extraits de film ? (raccords, dramaturgie...)
- Comment les réécrire de nouveau en écriture filmique (plans-séquences-scène) ?

Marabout 1-2-3-4 du 6/11/2017

RECHERCHES / PHASE 2 : Bout de ficelle

Protocole : rejouer la scène (l’adaptation théâtrale est le marabout) en l’adaptant cette fois ci à l’écriture filmique (plans-séquences-scènes).

Bout de ficelle 1 "le je" du 13 novembre : https://vimeo.com/242901467
Bout de ficelle 2 "Totoro" du 27 novembre : https://vimeo.com/244974513
Bout de ficelle 3 Scène complète "l’abribus" : https://vimeo.com/252354815

PHASE 3 : La selle de cheval

ETC...

Un jeu de plateau à l’échelle du lycée : Lieux - Actions - Accessoires

Lieux :

Les lieux de travail (à confirmer) :

Salle Pasteur (plutôt pour le travail théâtral)
Le studio vidéo (plutôt pour le travail sur l’image)
La salle Normandie (pour réunir tout le monde)

Le lycée sera source d’inspiration pour les élèves qui seront amenés à en découvrir les endroits pouvant être déclencheurs de créations diverses. Exemple d’activités à proposer : choisir un lieu, en proposer une ou des façons d’occuper l’espace, de le parcourir, de le filmer, le photographier, chercher des liens vers des références littéraires, cinématographiques, picturales…, écrire ce qu’il inspire.

Une partie de jeu à l’échelle du lycée :

La restitution finale (bien que non figée car elle dépendra des propositions des élèves durant l’année) prendra la forme d’une déambulation dans le lycée qui alternera des moments de projection et de mises en scène.. Les façades des bâtiments B et J, les escaliers et les balcons (bât. B et Coeur), la rotonde au milieu de la cafétéria… autant de lieux qui pourront être des étapes au transport final du Marabout.

Actions
Les transitions/raccords entre deux propositions théâtre/vidéo passent par la chanson de laisse. Un bout du marabout donne le bout de ficelle etc...Une manière d’avancer, de lancer les dés.

marabout ----> bout de ficelle -----> selle de cheval -----> cheval de course ----> course à pieds (puis autre version pour ma part) ----> pied de cochon ----> cochon de lait ----> lait de vache ----> vache de ferme ----> ferme ta boîte ----> boîte aux lettres ---> lettre d’amour -----> amour à trois ----> trois petits chats

Accessoires et dispositifs scéniques

Le porte-voix : Le son sera amplifié par de grands porte-voix dont la dimension visuelle participera au spectacle.

Le porte-poids : Le transport d’un poids ou d’une personne par cette planche attachée à la hanche, créer une tension visuelle, une inclinaison du corps, tout en transportant.

Le MacGuffin : C’est presque toujours un objet matériel et il est généralement mystérieux, sa description est vague et sans importance. Le principe date des débuts du cinéma mais l’expression est associée à Alfred Hitchcock, qui l’a redéfinie, popularisée et mise en pratique dans plusieurs de ses films.

Le petit coeur : un micro voix et pied de micro dans le petit coeur, un espace pour la voix et le texte.

Le salon Ile de France : un salon tv, pour voir les extraits de films, zapping tv.

Lovers : un banc public pour deux amoureux qui chuchotent des mots au mégaphone pour tout le monde.

Note :

Marabout et trois petits chats, de la chanson en laisse au cadavre exquis.

_ Une chanson en laisse est une chanson dont la fin de vers est dupliquée pour former le début de la rime suivante. Ce principe est l’anadiplose, du grec ana (« de nouveau ») et diploos (« double ») c’est une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d’une proposition à l’initiale de la proposition qui suit, afin de marquer la liaison entre les deux. La répétition du mot forme un enchaînement qui permet d’accentuer l’idée ou le mot, comme par exemple, dans
Le soulier de satin de Paul Claudel : « Le néant a produit le vide, le vide a produit le creux, le creux a produit le souffle, le souffle a produit le soufflet et le soufflet a produit le soufflé. »
Le Soulier de satin est une très longue pièce de théâtre qui relate l’histoire d’un amour impossible, dont l’exécution complète dure environ onze heures. Elle porte comme sous-titre « le pire n’est pas toujours sûr ». Cette pièce a été portée au cinéma en 1985 par le réalisateur portugais Manoel de Oliveira, un exemple de transposition créatrice.

_ Le cadavre exquis, lui, a pour principe de jeu le suivant : chaque participant écrit à tour de rôle la partie d’une phrase, dans l’ordre sujet–verbe–complément, sans savoir ce que le précédent a écrit. La première phrase qui résulta et qui donna le nom à ce jeu fut « Le cadavre – exquis – boira – le vin – nouveau ». Il fait partie des créations inspirées par le concept d’inconscient. Selon André Breton, Il n’était au départ qu’une activité ludique. Bien que, par mesure de défense, parfois, cette activité ait été dite, par eux expérimentale.

« Nous y cherchions avant tout le divertissement. Ce que nous avons pu y découvrir d’enrichissant sous le rapport de la connaissance n’est venue qu’ensuite ».

Portfolio

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