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Le film sans fin

Base Submarina

D 5 décembre 2019     H 11:15     A Ollivier Moreels     C 0 messages


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3 variations sous la base des sous-marins à Saint-Nazaire :
- RESIDUOS ARDIENTES Une chorégraphie de Lucía Gervasoni
- BILLIE Un film musical sur une musique de Baritone Park
- Sob o céu frio da Base Submarina Un poème portuguais avec Ghel Nikaido

« Rien n’est si ancien sous le soleil. Tout arrive pour la première fois, mais d’une façon éternelle. Celui qui lit mes paroles est en train de les inventer. »

Jorge Luis Borges « La dicha » (le bonheur)

 

RESIDUOS ARDIENTES

 

 

Chorégraphie et interprétation : Lucía Gervasoni
Réalisation : Ollivier Moreels
Compositions musicales :
Arturo Gervasoni
"Relief Résiduel"
Matéo Guyon : percussions-Bruno Lemaitre : percussions-Nathalie Darche : piano-Carine Llobet : piano-Arturo Gervasoni : sons électroniques

"Como Encendida"
Bruno Lemaitre : percussion sur guitare électrique

Alfred Schnittke
"Stille Nacht"

Interprètation :
Mateja Marinkovic : violon-Linn Hendry : piano

Filmé sous et sur le toit de la base sous-marine de Saint-Nazaire “Le Jardin du Tiers-Paysage” Gilles Clément - Remerciements Escale Atlantique Saint-Nazaire - Ghel Nikaido et Jean-Louis Vincendeau.

BILLIE

 

Une collaboration entre Baritone Park et Le film sans fin
Le film sans fin : Ollivier Moreels et Jean-Louis Vincendeau
Chorégraphie : Lucia Gervasoni et Ghel Nikaido
Musique : BILLIE - BARITONE PARK
Kevin Kelly - Vocals / Baritone Guitar
Yann Cuyeu - Guitar
Hibu Corbel - Drums

Music by Kévin Kelly, lyrics by Alix Casanova

Produced by Kévin Kelly
Engineered by Jeff Ferrand
Recorded at Woodbox Recording Studio, Montaigu, France
Mastered by Julien Climent at West Master Mastering Studio

© 2019 Eizer Records


Sous le ciel froid de la Base

Pure image d’une femme inaccessible, une rose pour Mahler, je la regarde rêver. Dans ce creux de l’air, elle, c’est ce qui compte.

Comment rêve-t-on avec une cape rouge ? A mains nues je recueille une coquille translucide dans la quelle une danseuse évolue changeante, dans d’autres couleurs, aux profondes interrogations.

Capitaine porte-voix, tout juste sorti de la taverne de Jérôme Bosch, je fréquente les accotements où vibre le temps, sans programme et sans malice. Venue d’un autre pays ou d’une étoile grise comme ces murs frottés de sel, la danseuse sur le plancher du ponton se déplace en pensées fidèles, en poésie approchée, contagieuse, forte.

La danseuse altière, une fois la cape entrevue, enclenche l’épiphanie permanente du monde, traversant deux espaces mentaux le Brésil et l’Argentine. Et ensuite pour se rejoindre en toute liberté dans une grammaire de gestes universels, le duo ainsi improvisé que je forme avec elle, à proprement parler « déplacé », évolue, attentif aux mouvements qu’il perçoit.

Elle regarde le port et sa beauté future, les mouettes et les pigeons, leur volume sonore résonant blanc sous le béton. Elle se frotte aux échos et embarque les fantômes en élévation psychique sur le chemin de crête sous un ciel, toutes lumières confondues, devenu froid.

Mâchoires de nuit sur le radeau vide, mouvements soutenus, visage de Méduse, l’énergie qui retient, s’agrippe pour remonter dans sa danse écriture où je suis invité, attiré.

Je continue à tailler régulièrement dans la langue portugaise avec mon porte-voix dessinant des figures fugitives qui me mènent ailleurs, qui nous mènent, à travers de fulgurantes strates, vers un nouveau monde, ailleurs.

Jean-Louis Vincendeau


Sob o céu frio da Base Submarina

« Nada é tão velho sob o Sol. Tudo acontece pela primeira vez, mas de uma maneira eterna. Quem lê as minhas palavras está a inventá-las »
Jorge Luis Borges « La dicha ». (A felicidade)

Como sonhamos com uma capa vermelha ? Com as mãos nuas, nós coletamos uma concha translúcida na qual uma bailarina evolui e muda, em outras cores, com profundas perguntas.

Capitão porta-voz, logo saído da taberna de Jerome Bosch, para dizer as. bermas onde o tempo vibra sem programa e sem malícia. Vinda dum outro país ou duma estrela cinza como essas paredes esfregadas com sal, a bailarina no assoalho do pontão move-se em pensamentos fiéis, em poesia aproximata, contagiosa, forte.

A bailarina altiva, depois que a capa foi entrevista, engata a epifania permanente do mundo, cruzando dois espaços mentais : o Brasil e a Argentina. Em seguida para se juntar em completa liberdade numa gramática de gestos universais, a dupla desta maneira improvisada, estritamente falando « deslocada », toma forma atenta aos movimentos que percebe. olha para o porto e a sua futura beleza, as gaivotas e os pombos, o volume sonoro deles ressonante sob o concreto. Ela esfrega-se nos ecos e embarca os fantasmas em elevação psíquica no caminho do apogeu sob um céu frio, todas as luzes confusas.

Ele continua, elegante, a talhar regularmente na língua portuguesa com o seu porta-voz desenhando figuras fugitivas que o levam a outros lugares, que nos levam, através de estratos deslumbrantes, a outros lugares.

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