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Repérages

Photographies : Ollivier Moreels
Textes : Jean-Louis Vincendeau
Invité(e)s : Stanislas Deveau - Oriane Landais
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Nous nous retrouvons avec Jean Louis Vincendeau, dans des lieux étonnants, no man’s land du territoire ligérien. Ils pourraient être des lieux potentiels de tournage. La ressource photographique que cela génère nous semble un point de départ, pour une recherche documentaire associée et pour imaginer, par la suite, une édition...Le dépaysement par et sur le territoire, dispositif permettant de dépayser la pensée, expériences et recherche d’un « point de vue » favorisant la naissance d’une fiction.
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Le journal de Douce

Un soir où je rentrais de pas trop loin je remarque la tour Cargil qui recevait la lumière du soleil couchant ; au sommet les créneaux prenaient un tout autre relief lui donnant une allure médiévale, le lendemain je rencontre Ollivier et lui fait part de ma découverte, ce qui l’a surpris et fait rire ; fin de l’histoire. Mais non, il y a peut-être quelque chose à faire ?

La tour Cargil devient alors un point de départ pour plusieurs promenades qui nous conduisirent jusqu’à une autre tour que nous ne connaissions ni l’un ni l’autre, la tour de Buzay, « de l’autre côté de l’eau ».
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Douce repérée au Lycée et partante pour les promenades. Dans un endroit improbable nous rencontrons Marco, jeune musicien talentueux.
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Entre les deux tours nous prenons lui des photos, moi des notes ; beaucoup de photos, beaucoup de notes.
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Graham Greene et Carol Reed se promènent à Vienne sans idée de départ et rencontrent par hasard dans une taverne un joueur de cithare, Anton Karas, ils écrivent des pages et des pages qu’ils étalent sur le plancher et voilà « Le troisième homme », palme d’or au Festival de Cannes en 1949. On ne compare pas cependant la démarche est identique.
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Dés lors, le territoire entre le silo de béton Cargill et le canal de la Martinière devient une zone expérimentale de peuplements fictifs ; sur fond des roseaux du Brivet apparaissent les figures de Douce, sa mère, son grand père, un ours énigmatique…
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Construire au fur et à mesure des outils à peine visibles pour l’aventure, avec le souci constant de ne pas « déflorer », d’accompagner l’étonnement par des gestes minimes et délicats. Des lieux, des personnages et des références se présentent en ordre dispersé, ce qui les réunit c’est la sympathie d’une même vision orphique de beauté transparaissant dans la synchronicité d’un instant « magique ».
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Le résultat de ses rêveries à plusieurs se concrétise en des pochades oniriques faites de légers décalages, d’associations d’idées glissantes, parfois surprenantes et qui s’emboîtent discrètement…pour constituer en somme les « leçons de choses » de rassembleurs.
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Dans la verrière (ou devant selon autorisation) de la maison du Brivet (repérée), Douce apprend à sa mère (Valentina) qu’elle a été désignée pour jouer la Douce de Dostoïevski au club théâtre de son lycée ; sa mère (russe) lui résume la trame du livre en russe puis en Français, tout ça pour lui dire que ce n’est pas un rôle pour elle.
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Maison d’une rassurante étrangeté, la pâle maison aux confins des roseaux enchantés. Les roseaux comme rideaux de scène ; Douce néanmoins répète son rôle au milieu des roseaux…
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Puis les autres scènes déjà évoquées viennent s’enchaîner…
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